Maître Duffau Imprimer Envoyer

Le Maître de sculpture Jean-Francois Duffau…Marcel_duffau_800

 

Professeur de modelage et sculpture aux Beaux-Arts de Paris (ENSBA)

Assistant de César

Prix de Rome 1971

Participe au film Camille Claudel de Bruno Nuytten in 1987

Lauréats du Prix International d’Art Contemporain in 1988 pour son oeuvre Détournement votif (sculpture)

Nommés au grade de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par Renaud DONNEDIEU de VABRES le 22 décembre 2006

Sa vie? Ses pensées? Les projets qu’il a du mettre de coté? et ceux qui ont été réalisés. Ses passages, ses paysages, ses lieux, sa dérive... Mais surtout, il n’y a pas de doutes, sa joie de vivre, son exaltation et sa généreuse ouverture.

Vous serez intrigué dés son premier regard. Son allure, sa barbe, l’air qui flottait autour de lui, ses gestes, habillé en hiver par tout temps, en velours côtelé, et des yeux étonnamment bleus...qui sourient, tout faisait de lui un être à part.

Assistant de César, son atelier débordait de sculptures, de moulages, d’anatomies. Ce foisonnant lieu de travail, c’était déjà son règne. Mêlé à l’œuvre de son « patron » au dela de tout entendement, l’œuvre de César est acheminé, guidée par son œil, son esprit, sa culture. Baroque ? non, œuvre démesurée, ou chaque texture, sillon, est le résultat d’un signe, d’une raison historique, qui soit hittites ou égyptienne, ce tandem spirituel, à la façon de Guattari et Deleuze est un premier signe d’avant-garde d’une faculté dont d’autres artistes et plasticiens se servirons beaucoup de temps après eux. Ce fut une aventure de façonnage mutuel. Ses conseils, sa parole, sa façon de proposer les techniques et méthodes les plus difficiles avec la seule vérité, qui transforme tout enseignement : la perception par la sensibilité. L’art est sa vie, l’art qu’il connaît comme un secret, qu’il nous fait partager par son érudition et son énergie. C’est son monde, sa capture, sa cible.

Son devenir d’enseignant, professeur de sculpture aux Beaux Arts de Paris. Il reste un des seuls à pratiquer l’apprentissage classique, son savoir de pédagogue, ses réseaux mentaux, sa façon de nous imprégner des ses connaissances, toujours avec hâte et justesse. Ses passations sont toujours d’une rigueur unique. Sa parole, ses anecdotes, ses colères, sont des efforts de précision envers l’histoire, la grande et l’autre celle de sa mémoire, c’est pour les artistes qu’il aime, et pour ses amis.

Vrai disciple de Guy Debord, la déambulation, la dérive il connaît. Paris et ses ruelles, ses passages... les squares et les chemins de traverse, Paris et ses cathédrales, et leur contenu, peintures, fresques, sculptures, reliques, il peut tout nommer, ses églises, ses parcs, ses cimetières, étant élève le parcours du Père Lachaise qu’il nous faisait faire à vive allure, en trois ou quatre heures, était accompagné par la vivacité des ses commentaires, sur chaque tombe, sa critique acerbe sur les sculptures qu’il n’aime pas....et l’autre histoire encore les au dessous des tombes, des secrets, que seulement lui connaît. Il connaît la façon la plus rapide d’arriver dans un lieu et une manière unique de se sentir chez lui où que se soit, sa place est là pour le temps qu’il voudra.

Pour ses corridors de l’oubli qu’il se bâtit chaque jour pour mieux recommencer, plus frais, pour léger. Tous ses efforts, ont l’air dans la nature de Jean François, ils sont fluides et naturels. Depuis le conseil qu’il donnera, jusqu’a l’objet qu’il choisira, pour continuer son bilan sur les hommes, est pour lui la preuve d’une action, d’un geste, d’un état d’humour, d’un état de grâce, humaine ou artistique, il gardera, accumulera, ou lui forcera à participer, comme élément d’une future oeuvre.